Politiser la canicule, pour un changement économique et social

Politiser la canicule : un appel à repenser notre système économique et social

En période de canicule, la question du réchauffement climatique prend une ampleur particulière. Gabriel Malek, chercheur associé au Collège des Bernardins, dénonce la tendance à la culpabilisation individuelle qui prévaut actuellement. Selon lui, l’idée que des « petits gestes » peuvent suffire à lutter contre le changement climatique est non seulement réductrice, mais également trompeuse.

Malek souligne que cette approche détourne l’attention des véritables enjeux systémiques qui sous-tendent la crise environnementale. Il appelle à une remise en cause profonde de notre modèle économique, basé sur la croissance infinie, qui, selon lui, est incompatible avec la nécessité de préserver notre planète. Cette critique s’inscrit dans un contexte où les températures estivales atteignent des niveaux records, exacerbant les conséquences du changement climatique.

Les données récentes des services météorologiques indiquent que les vagues de chaleur en Europe sont de plus en plus fréquentes et intenses. En France, par exemple, une étude de Météo-France a révélé que la température moyenne a augmenté de 1,5°C depuis le début du XXe siècle. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une transformation radicale de notre système politique et économique pour faire face à cette crise.

La conséquence de cette situation est claire : sans un changement structurel, les efforts individuels risquent de rester insuffisants face à l’ampleur des défis environnementaux. Gabriel Malek appelle donc à une mobilisation collective pour repenser notre rapport à la consommation et à la croissance, afin de construire un avenir durable.

Source : La Croix

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