Un système d’échographie portable pour un dépistage plus accessible du cancer du sein
Un groupe de chercheurs du MIT a développé un système d’échographie portable, visant à améliorer l’accessibilité et la fréquence des dépistages du cancer du sein. Ce dispositif pourrait potentiellement détecter des tumeurs plus tôt que les mammographies annuelles, souvent insuffisantes pour les personnes à haut risque.
Leur étude, récemment publiée dans la revue Nature Communications, met en avant des avancées significatives dans la résolution des images produites par ce système, facilitant ainsi l’identification de tumeurs, de kystes et de microcalcifications. De plus, une interface utilisateur intuitive a été conçue pour permettre une utilisation facile, même pour ceux qui n’ont pas d’expertise en échographie.
Contexte et motivation
Les mammographies annuelles peuvent parfois laisser passer des cancers, notamment ceux appelés « cancers d’intervalle », qui représentent 20 à 30 % des cas de cancer du sein et sont souvent plus agressifs. Canan Dagdeviren, professeur associé au MIT et auteur principal de l’étude, a été motivée par la perte d’un proche à cause d’un tel cancer en 2015. Elle a cherché à développer une méthode de dépistage plus efficace, notamment pour les femmes ayant un tissu mammaire dense.
Avancées techniques
Le système utilise une sonde échographique compacte, à peine plus grande qu’un smartphone, capable de créer une image 3D de la poitrine en scannant seulement deux ou trois endroits. L’ajout d’une « couche de soutien » à l’émetteur-récepteur améliore la qualité des images en concentrant les ondes ultrasonores et en réduisant le bruit acoustique et électrique. Les chercheurs ont également mis au point un algorithme de formation de faisceau qui ajuste les images en fonction des propriétés des tissus.
Perspectives
Les chercheurs espèrent que ce système facilitera non seulement le dépistage précoce, mais aussi le suivi à long terme après un traitement du cancer du sein. Ils envisagent de rendre cette technologie accessible via des appareils mobiles, ce qui pourrait être particulièrement bénéfique dans les régions où les techniciens en échographie sont rares. Un projet de création d’entreprise est en cours pour commercialiser cette technologie, dont les applications pourraient s’étendre à d’autres domaines de l’imagerie des tissus mous.
Cette recherche a été financée par la National Science Foundation et d’autres organismes de soutien.
Source : MIT News
