Canicule : 5 000 tonnes de cadavres d’animaux enfouis en Bretagne
1er juillet 2026 à 10h04 – Mis à jour le 1er juillet 2026 à 18h54 – Durée de lecture : 2 minutes
Dès le début des fortes chaleurs, avec des températures atteignant 42 °C à Vannes et 41 °C à Rennes, les stations d’équarrissage de la Secanim, entreprise agréée par l’État pour traiter les carcasses d’élevages, ont été submergées par un nombre record d’animaux morts. Hervé Fumery, directeur des relations avec les éleveurs pour la Secanim, a déclaré au Télégramme que la mortalité était six à sept fois plus élevée que la normale.
Face à cette situation, la préfecture de Bretagne a autorisé les éleveurs, par un arrêté du 25 juin, à enfouir eux-mêmes leurs volailles et porcs décédés à cause de la canicule. Pour les cas d’enfouissement de moins de 3 tonnes, une simple déclaration était suffisante, tandis que pour les quantités supérieures, un hydrogéologue mandaté devait valider le lieu d’enfouissement. Cet arrêté est valable jusqu’au 1er juillet.
Dans le Finistère, 561 tonnes de volailles et de porcs ont été enfouies pour 208 exploitations, selon un communiqué de la préfecture. En moyenne, cela représente 6,5 tonnes d’animaux morts par exploitation. À l’échelle régionale, un total de 5 000 tonnes d’animaux a été enfoui, impliquant 763 exploitations, selon la Draaf, antenne régionale du ministère de l’Agriculture.
Nathan Martin, cosecrétaire de la Confédération paysanne du Finistère, a précisé que ces 5 000 tonnes de cadavres représentent des centaines de milliers d’animaux. En estimant qu’une poule morte pèse en moyenne 2 kilos et un porc 100 kilos, on peut envisager l’ampleur des pertes : 5 000 tonnes pourraient correspondre à environ 2,5 millions de poules et 50 000 cochons. Une nouvelle canicule est attendue en début de semaine prochaine, ce qui pourrait entraîner d’autres pertes.
Source : Reporterre