L’Afrique va payer le prix fort du blocage du détroit d’Ormuz, même après sa réouverture
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial, a été fermé suite à l’intensification des conflits au Moyen-Orient, notamment les frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, débutant le 28 février. Ce blocage a eu des répercussions immédiates sur les pays africains, déjà fragilisés par des crises économiques et humanitaires.
Dans ce contexte, Madagascar, décrit comme le cinquième pays le plus pauvre du monde, se retrouve en situation d’urgence. Avec 1,57 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire, l’île dépend fortement de l’approvisionnement en carburant pour ses services médicaux. Des rapports indiquent que la Mission Aviation Fellowship (MAF), une organisation caritative essentielle pour le transport médical dans les régions isolées, a vu ses coûts de kérosène augmenter de 74 % depuis le début des hostilités en Iran. Les patients, comme celui qui espérait être transporté à l’hôpital, se retrouvent bloqués, sans équipe médicale ni ambulance disponible, et doivent envisager des trajets périlleux sur des routes difficiles d’accès.
La situation en Afrique, exacerbée par cette crise géopolitique, met en lumière les vulnérabilités des systèmes de santé et d’approvisionnement alimentaire dans les pays les plus touchés.
Source : The Daily Telegraph.