Incendies dans les Bouches-du-Rhône : 300 hectares déjà partis en fumée, de nombreux pompiers toujours mobilisés
De nombreux moyens sont engagés pour lutter contre deux feux de végétation déclarés mercredi 1er juillet à Lançon-Provence et Rognac, au nord de Marseille. Actuellement, 450 pompiers sont mobilisés sur le terrain.
Ce jeudi matin, les services de secours des Bouches-du-Rhône rapportent que 300 hectares ont été parcourus par les flammes, après une nuit marquée par des évacuations et des dégâts matériels. Aucune victime civile n’est à déplorer à ce stade.
Des entrepôts et des véhicules détruits à Rognac
Le feu à Rognac a été déclaré « fixé » à 3h58 ce jeudi, après avoir parcouru 40 hectares, selon le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Les habitants évacués ont pu réintégrer leur domicile. Les dégâts incluent plusieurs entrepôts, dont celui d’une société de travaux publics. Trois camions et trois véhicules légers ont également été détruits.
Les 196 pompiers présents sur zone effectuent des opérations de noyage et de sécurisation avant la remontée des températures, avec des « points chauds » qui subsistent.
Des réactivations importantes à Lançon-Provence
À Lançon-Provence, le feu, qui s’est déclaré dans un massif, a progressé sur 260 hectares, entraînant de nombreuses évacuations dans la commune voisine de La-Fare-les-Oliviers. Cet incendie n’est pas encore fixé, bien qu’il soit stabilisé sur le flanc gauche, protégeant les habitations. Deux pompiers ont été évacués après un coup de fumée, mais sans gravité.
La majorité des massifs restent fermés
À Lançon, le dispositif demeurera « important », avec 254 pompiers mobilisés en raison de réactivations importantes et des conditions météorologiques défavorables. Le risque d’incendie est jugé « très sévère » dans 22 des 25 massifs forestiers des Bouches-du-Rhône, notamment dans le parc national des Calanques, en raison d’un fort mistral avec des rafales pouvant atteindre 85 km/h. L’accès et les travaux dans ces zones sont strictement interdits.
Source : Fabien Binacchi, Actu.fr
