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Ussar, le chien d’assistance judiciaire qui aide les enfants victimes de violences

Ussar, le chien d’assistance judiciaire du centre hospitalier Métropole Savoie, intervient en soutien des enquêteurs lors des auditions de mineurs victimes de violences. Sa présence rassurante vise à apaiser les enfants et à libérer la parole.

Long pelage blanc et harnais bleu, Ussar entre dans l’hôpital de Chambéry par la grande porte. Ce jeune golden retriever, âgé de 3 ans, est présent depuis plus d’un an pour accompagner les victimes mineures, tant lors de leurs auditions que lors des soins au centre hospitalier Métropole Savoie (CHMS).

Amélie Sage, infirmière puéricultrice à l’Unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger, explique : « Aujourd’hui, Ussar fête ses 3 ans. C’était l’occasion de faire connaître l’association Handi’chiens et le travail d’Ussar au sein de l’hôpital. » Chaque année, près de 600 mineurs victimes de maltraitance ou d’agressions sont pris en charge.

Formé spécifiquement pour intervenir dans un cadre médico-légal, Ussar travaille trois à quatre jours par semaine, de 8h30 à 16h45, principalement en salle d’audition. Cette pièce, aux tons feutrés, est propice à l’interaction entre le chien et les enfants.

Amélie Sage décrit l’approche : « J’installe l’enfant au niveau de Poupi, la pieuvre jaune, » en désignant une peluche. « Sinon, certains préfèrent s’installer à table, ce qui crée une distance entre l’enquêteur et l’enfant, et j’installe Ussar aux pieds de l’enfant. » Elle souligne que « c’est un chien calme, apaisant, qui apporte de la sérénité et de la douceur. »

La présence d’Ussar a été bénéfique pour 260 mineurs auditionnés en un an. Le docteur Pierre Henry, chef de service « médecine des violences, » précise : « Le chien est un médiateur qui permet à l’enfant de se sentir moins seul face à l’autorité de l’enquêteur. »

Introduite en France depuis 2019, la présence de chiens d’assistance judiciaire est inspirée du modèle anglo-saxon des « court house dogs ». Une convention nationale signée en 2023 prévoit de former 20 chiens supplémentaires par an. Ces animaux sont d’abord pris en charge dans des familles d’accueil pendant 16 mois, avant de suivre une formation avec l’association Handi’chiens.

Frédéric Almendros, ancien procureur de la République, souligne l’importance de ces animaux : « Ce n’est pas du tout un gadget. C’est un partenaire de l’institution judiciaire à part entière. »

Ussar, tout en étant un précieux assistant pour les enquêteurs, profite également d’une vie paisible à la campagne après ses journées de travail. Des dons peuvent être faits pour soutenir son accueil et sa formation.

Source : France Télévisions

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