Revendication de transparence sur les contrats de la Refondation de la République de Madagascar
Le gouvernement malgache fait face à des appels croissants pour la transparence concernant les contrats signés lors d’une récente visite officielle à Abu Dhabi en janvier 2026. Les citoyens et organisations de la société civile demandent une divulgation exhaustive des accords, notamment ceux touchant le secteur du tourisme, et la gestion des terres malgaches.
Contexte factuel
Lors de son retour d’Abu Dhabi, le président Michaël Randrianirina a annoncé la signature de nombreux contrats, sans fournir de détails sur leur contenu. Parmi ces accords, des projets impliquant une usine d’armements avec une société chinoise, la relance d’Air Madagascar et le développement du Port de Nosy Be ont été mentionnés. Les citoyens s’inquiètent particulièrement des contrats relatifs au tourisme, qui pourraient favoriser des investisseurs étrangers au détriment des communautés locales.
Un autre sujet de préoccupation est la demande d’accueillir des migrants expulsés des États-Unis, formulée par des émissaires de l’ancien président Donald Trump. Bien que le gouvernement malgache n’ait pas encore pris de décision officielle, des doutes subsistent quant à l’impact potentiel sur les droits humains et la souveraineté nationale.
Données ou statistiques
À ce jour, il n’existe pas de statistiques officielles récentes concernant ces contrats ou leur impact sur la société malgache. Les préoccupations exprimées par les organisations locales soulignent l’absence de cadre juridique clair pour l’accueil de migrants, ainsi que le risque de normalisation de pratiques contraires aux conventions internationales.
Conséquence directe
L’absence de transparence et la gestion opaque de ces contrats pourraient engendrer des tensions sociales et des conflits autour des terres, exacerbant ainsi les défis économiques et sociaux déjà présents à Madagascar.
Source : Collectif TANY
