Espèces disparues, poissons, crabes : on vous explique comment vos photos à la plage peuvent faire avancer la science

L’association Planète Mer organise depuis 2010 une collecte nationale de photographies d’êtres vivants présents sur les littoraux. Les images récupérées permettent ensuite aux scientifiques de comprendre les évolutions des écosystèmes. France 3 Provence-Alpes vous explique cette initiative.

Le programme Biolit, mis en place par l’association marseillaise Planète Mer depuis 2010, a pour but de permettre aux citoyens de contribuer à la recherche scientifique par le biais de leurs photographies. Les images d’êtres vivants capturées par des volontaires sur les plages sont envoyées aux scientifiques pour étudier l’évolution de la biodiversité littorale.

Comment participer ?

Pour rejoindre le programme Biolit, les intéressés doivent s’inscrire gratuitement sur le site dédié. Il suffit ensuite de se promener sur le littoral et de photographier les espèces rencontrées. Ces images sont ensuite envoyées pour analyse par une équipe composée de trois salariés et d’une dizaine de bénévoles.

Marine Jacquin, responsable du programme, recommande d’inclure un objet de référence, comme une pièce de monnaie, pour donner une idée de la taille de l’espèce photographiée, et de privilégier des photos où une seule espèce est mise en avant.

Qui peut participer ?

Cette initiative est ouverte à tous. Depuis le lancement de Biolit, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a fourni entre 5 000 et 6 000 photos sur un total de 26 000 envoyées à l’association, ce qui en fait l’une des régions les plus actives. Les participants peuvent également se regrouper au sein de « relais locaux » pour mener des recherches collectives.

Que prendre en photo ?

Les participants sont encouragés à photographier toutes les espèces de la biodiversité littorale, y compris les poissons, les algues et les organismes échoués comme les méduses. Même les espèces considérées comme communes sont importantes, car leur disparition peut signaler des changements dans l’écosystème.

À quoi servent les photos ?

Les images recueillies alimentent des bases de données scientifiques et permettent d’observer des phénomènes tels que les périodes de reproduction. Elles sont également essentielles pour redécouvrir des espèces oubliées. Par exemple, une photo d’une espèce nommée Hermelles a permis de confirmer sa présence à Marseille après près de 100 ans d’absence.

Source : France 3 Provence-Alpes

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