Que risque-t-on vraiment à se doper ?
En mai 2026, des Enhanced Games, ou jeux augmentés, ont été organisés à Las Vegas. Ces jeux ont suscité une controverse, car le dopage y est permis, assumé, et même encouragé par des gains élevés. Cette situation soulève des questions cruciales sur les risques associés au dopage, notamment dans le milieu du sport amateur, qui est souvent plus touché qu’on ne le pense.
Un rapport de l’expertise collective de l’Inserm intitulé « Dopage et pratiques dopantes en milieu sportif » a récemment mis en lumière l’ampleur du phénomène. Il souligne que le sport amateur est particulièrement concerné par le dopage, avec des pratiques qui vont bien au-delà des stéréotypes associés aux athlètes professionnels. Des disciplines variées, allant de la musculation aux sports d’endurance, sont affectées par l’utilisation de substances interdites.
Les substances les plus couramment utilisées incluent les stéroïdes anabolisants, les stimulants et les hormones de croissance. Ces produits peuvent avoir des effets néfastes sur la santé, allant de troubles cardiovasculaires à des déséquilibres hormonaux, sans oublier les risques psychologiques associés.
Pour approfondir ces enjeux, Aline Perraudin, directrice de la rédaction de Santé magazine, s’est entretenue avec la Dre Maryse Lapeyre-Mestre, médecin et enseignante-chercheuse spécialisée en pharmacologie clinique. La Dre Lapeyre-Mestre a participé à l’expertise collective de l’Inserm et met en garde contre les dangers du dopage, qui ne se limitent pas seulement à des sanctions sportives, mais incluent également des conséquences graves pour la santé à long terme.
Les données sur le dopage révèlent une réalité préoccupante : de nombreux sportifs, amateurs comme professionnels, prennent des risques considérables en choisissant de se doper. Les conséquences directes peuvent inclure des problèmes de santé chroniques et des sanctions qui peuvent ruiner des carrières.
Source : Inserm, Santé magazine
