Une rémunération de 26.120 euros de l’heure : Nigel Farage sous le feu des critiques
Le député pro-Brexit, Nigel Farage, est au centre d’une controverse après avoir déclaré plus de 2 millions de livres sterling de revenus « extérieurs » à son activité parlementaire depuis son élection en 2024. En mai, il a perçu 270.000 livres (environ 313.000 euros) pour avoir promu le négociant en or Direct Bullion, un montant représentant près du double de son salaire de député.
Selon une déclaration d’intérêts remise au Parlement britannique, Farage aurait gagné cette somme pour seulement 12 heures de travail, ce qui équivaut à un revenu horaire de 22.500 livres (26.120 euros). Dans une vidéo diffusée sur le site de Direct Bullion, il vante l’or comme « l’actif ultime pour la protection du patrimoine », soulignant ses performances historiques en période d’incertitude.
Cette situation a suscité des critiques, notamment de la part de la députée travailliste Anna Turley, qui a dénoncé un enrichissement jugé immoral. Elle a déclaré que Farage, qui prétend défendre les intérêts des travailleurs ordinaires, semble plutôt privilégier ses propres intérêts financiers.
Ce n’est pas la première fois que Farage reçoit une rémunération substantielle de Direct Bullion. En décembre 2024, il avait déjà été payé 189.300 livres pour quatre heures de travail, suivi de paiements de 91.200 livres en janvier 2025 et de 135.000 livres neuf mois plus tard.
Avec plus de 2 millions de livres de revenus extérieurs depuis juillet 2024, Farage se classe comme le deuxième député le plus riche du Royaume-Uni, juste derrière l’ancien Premier ministre Rishi Sunak, qui a déclaré 2,4 millions de livres.
En plus de son rôle d’ambassadeur pour Direct Bullion, Farage a également déclaré des revenus provenant de plateformes telles que X, Google et Meta, ainsi que de conférences pour des groupes anti-avortement aux États-Unis. Depuis mai, il est également sous enquête par le comité d’éthique du Parlement pour ne pas avoir déclaré un don de 5 millions de livres en cryptomonnaies, reçu avant les élections générales de 2024.
Source : Financial Times.
