La NASA lance une mission de sauvetage pour le télescope Swift

La NASA a annoncé le lancement, prévu pour le mardi 30 juin, d’une mission robotique visant à sauver le télescope Neil Gehrels Swift Observatory, en orbite depuis 2004. Ce télescope, qui devrait entrer dans l’atmosphère terrestre et se désintégrer sans intervention, pourrait bénéficier d’une seconde vie grâce à cette opération.

Cette mission, développée en collaboration avec la start-up américaine Katalyst, débutera avec le lancement d’un robot conçu pour secourir Swift. Le décollage est programmé à 10 h 23 GMT (12 h 23 heure de Paris) depuis un atoll de l’océan Pacifique, à bord d’une fusée Pegasus lancée depuis un avion.

Regina Caputo, astrophysicienne de la NASA, a déclaré que « tout dans cette mission est tellement fou ». Le plan d’action élaboré prévoit que le robot, une fois en orbite proche de Swift, devra localiser le télescope, le contourner et s’y agripper à l’aide de trois bras mobiles. Ensuite, il propulsera le télescope à environ 300 kilomètres plus haut, lui permettant de continuer sa mission pendant plusieurs années au lieu de brûler dans l’atmosphère.

Shawn Domagal-Goldman, directeur de la division astrophysique de la NASA, a qualifié cette opération de « succession de premières jamais réalisées » et a exprimé sa gratitude d’avoir l’opportunité d’essayer.

Le télescope Swift, qui devait initialement fonctionner pendant deux ans, a été conçu pour étudier les sursauts gamma, des événements parmi les plus énergétiques de l’univers. Actuellement, il est positionné à environ 600 kilomètres d’altitude, mais sa trajectoire le rapproche inévitablement de la Terre, surtout en période d’activité solaire accrue, ce qui entraîne une expansion de l’atmosphère.

La mission de sauvetage est estimée à 30 millions de dollars, visant à prolonger la vie d’un appareil qui avait coûté 250 millions à la NASA. Les défis techniques sont nombreux, notamment l’incertitude quant à l’aspect de l’arrière du télescope, où le robot devra s’agripper. Les chances de succès sont évaluées à environ 50 %, selon Regina Caputo.

Cette initiative pourrait ouvrir la voie à de nouvelles méthodes de gestion des satellites, permettant des opérations telles que le ravitaillement, la réparation et la mise à niveau, même pour des appareils non conçus pour ces tâches.

Source : AFP

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