En Cisjordanie, l’ONU constate une intensification de l’occupation israélienne
Les Nations Unies alertent sur une nouvelle escalade de l’occupation israélienne en Cisjordanie, compromettant chaque jour davantage la perspective d’un État palestinien indépendant. Lors d’une récente intervention devant le Conseil de sécurité, Ramiz Alakbarov, Coordinateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, a condamné l’expansion continue des colonies israéliennes, affirmant qu’elle renforce l’occupation illégale et menace la viabilité d’un État palestinien souverain.
Cette situation ne se limite pas à la question des colonies. Des décisions récentes, telles que l’enregistrement officiel des terres en zone C, qui couvre 60 % de la Cisjordanie sous contrôle israélien, sont perçues comme des mes administratives pouvant faciliter l’expansion des colonies. L’ONU s’inquiète également de l’augmentation du contrôle administratif israélien, illustrée par des projets d’infrastructures militaires à Jérusalem-Est et l’extension de bâtiments à Hébron.
La pression sur le territoire s’accompagne d’une aggravation des conditions sur le terrain. L’ONU signale une intensification des opérations militaires israéliennes et un nombre croissant de déplacements forcés de Palestiniens, atteignant un niveau « jamais vu depuis des décennies ». Selon un rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, les violences des colons, les démolitions et les opérations sécuritaires prolongées ont conduit à la crise de déplacements la plus grave depuis 1967.
À Gaza, la situation reste critique. Huit mois après un cessez-le-feu, plus de 1 000 personnes ont perdu la vie, et l’armée israélienne contrôle désormais environ 70 % de l’enclave, limitant l’espace disponible pour les Palestiniens. Une commission d’enquête de l’ONU a accusé Israël de cibler délibérément des enfants palestiniens, évoquant des crimes de guerre.
Ramiz Alakbarov a souligné que chaque nouvelle colonie et chaque changement de contrôle territorial éloigne la perspective de deux États vivant côte à côte, considérée par l’ONU comme la seule solution durable au conflit. À me que la géographie du terrain évolue, cette perspective semble de plus en plus lointaine.
Source : ONU
