«Il m’a fallu 40 ans pour porter plainte, et la justice m’a dit que c’était trop tard» : l’imprescriptibilité des crimes sur mineurs au centre d’un rapport parlementaire

Il m’a fallu 40 ans pour porter plainte, et la justice m’a dit que c’était trop tard : l’imprescriptibilité des crimes sur mineurs au cœur d’un rapport parlementaire

Ce mercredi 15 avril, à Paris, un rassemblement s’est tenu aux Invalides, réunissant des militants, des associations luttant contre l’inceste et des victimes de violences sexuelles dans l’enfance. Cet événement coïncide avec la présentation d’un texte à l’Assemblée nationale visant à aborder la question de l’imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur mineurs.

Le rapport parlementaire, qui sera examiné dans les jours à venir, soulève des préoccupations concernant les délais de prescription, qui empêchent de nombreuses victimes de porter plainte. Selon des témoignages recueillis lors du rassemblement, certaines victimes ont attendu des décennies avant de se sentir prêtes à parler, mais se heurtent ensuite à des obstacles juridiques.

D’après les données de l’INSEE, environ 20% des femmes et 5% des hommes déclarent avoir été victimes d’agressions sexuelles durant leur enfance. Ces chiffres soulignent l’importance de réformer la législation pour permettre aux victimes de faire entendre leur voix sans contrainte de temps.

Cette initiative législative pourrait ainsi ouvrir la voie à une meilleure protection des victimes et à une prise de conscience accrue des violences sexuelles infligées aux mineurs, permettant potentiellement une justice plus équitable.

Source : Assemblée nationale, INSEE.

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