Les cantons de Berne, Fribourg et Neuchâtel promeuvent l'éducation sans violence

Les cantons de Neuchâtel, Fribourg et Berne promeuvent l’éducation sans violence

Les cantons de Neuchâtel, de Berne et de Fribourg ont salué l’inscription dans le Code civil du principe de l’éducation sans violence, qui entrera en vigueur ce mercredi. En réponse à cette évolution législative, plusieurs actions d’information et de sensibilisation sont prévues.

Le canton de Neuchâtel a annoncé son intention de « renforcer la visibilité et l’accessibilité des prestations et ressources existantes ». Parmi celles-ci figurent des infirmières offrant des conseils sur le sommeil des enfants, des maisons vertes où les parents peuvent recevoir des conseils et une orientation vers le réseau, ainsi que des prestations d’accompagnement socioéducatif.

Les autorités neuchâteloises visent à mobiliser et coordonner le réseau des prestataires de soutien à la parentalité et les acteurs principaux dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse, afin d’orienter enfants, jeunes et parents selon leurs besoins.

De son côté, le gouvernement du canton de Fribourg prévoit d’informer et de sensibiliser les professionnels et la population sur les changements mis en œuvre, tout en soutenant les parents dans les défis quotidiens. L’Association pour l’éducation familiale se tient à disposition des parents pour les aider dans l’encadrement et l’éducation de leurs jeunes enfants.

Dans le canton de Berne, plusieurs initiatives ont été développées, notamment le projet « Éducation non violente » lancé par le Centre de puériculture et des films d’animation proposés par le Service psychologique cantonal pour enfants et adolescents sur des sujets éducatifs, y compris l’éducation sans violence.

L’évolution législative confirme le droit des enfants à une éducation respectueuse, sans violence physique ni psychologique. Les nouvelles dispositions légales imposent aux cantons de garantir l’accès à des offres de conseil et de soutien pour les parents et les enfants en difficulté.

Au niveau national, l’association Pro Juventute a observé une augmentation de 56 % des appels concernant la violence familiale en une année. Selon Véronique Granges, responsable du conseil de l’organisme, ces appels proviennent de parents épuisés et en quête d’aide.

La modification du Code civil entraîne une interdiction explicite de toute forme de violence éducative, y compris les châtiments corporels et les violences psychologiques, alors que la justice tolérait auparavant les « châtiments légers ». Manon Schick, directrice de la Direction générale de l’enfance et de la jeunesse du canton de Vaud, souligne que les enfants se développent mieux lorsqu’ils sont éduqués sans violence, une affirmation corroborée par des études internationales.

Cette avancée législative vise à clore le débat autour de la définition des actes violents en matière éducative, facilitant ainsi le dialogue entre les professionnels du secteur de l’enfance.

Source : ats/juma

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