L’iode est-il une solution miracle pour prévenir les cancers du sein et de la prostate ?
Une vidéo publiée sur Facebook par le Docteur Vincent Reliquet a suscité des réactions vives en affirmant qu’il n’avait pas eu de cas de cancer du sein parmi ses patientes depuis qu’il a commencé à prescrire de l’iode. Il déclare également que plusieurs confrères, dont un cardiologue, ont observé des résultats similaires concernant le cancer de la prostate. Selon lui, l’introduction massive de l’iode dans les traitements depuis 2022 aurait conduit à la disparition de deux cancers : celui de la prostate et celui du sein.
Contexte factuel
Le Docteur Vincent Reliquet est médecin généraliste à Tourcoing, avec plus de vingt ans d’expérience. Ancien urgentiste, il s’est tourné vers des approches thérapeutiques naturelles. Il est cofondateur de l’Association Internationale de Médecine Scientifique Indépendante et Bienveillante (AIMSIB) et a publié un livre intitulé Les pouvoirs de l’iode, où il conteste le consensus médical sur l’iode et évoque ses bienfaits potentiels dans la prévention de certains cancers. Cependant, il a été condamné en juin 2023 par l’Ordre des médecins à une interdiction d’exercer pendant trois ans, suite à des pratiques controversées.
Données ou statistiques
Les affirmations du Dr Reliquet sont mises en question par des experts. Le professeur Claude Linassier, oncologue à l’Institut national du cancer (INCa), souligne qu’il n’existe aucune preuve clinique chez l’homme soutenant l’idée que l’iode préviendrait ces cancers. Ni l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ni l’INCa, ni d’autres institutions médicales reconnues ne recommandent l’utilisation de l’iode comme me préventive ou thérapeutique pour ces maladies.
Conséquence directe
Les experts mettent en garde contre l’utilisation de l’iode dans des indications non reconnues, qui pourrait nuire au fonctionnement de la thyroïde. Actuellement, l’iode est utilisé dans des contextes très spécifiques, comme le traitement par iode radioactif pour certains cancers de la thyroïde, mais pas pour le cancer du sein ou de la prostate.
Source : Facebook, Institut national du cancer (INCa)