Réunions entre Téhéran et Washington attendues au Qatar
L’émissaire américain Steve Witkoff se dirige vers le Qatar ce mardi pour des réunions avec des représentants iraniens, bien que Téhéran évoque des rencontres techniques sans négociations directes. Washington, pour sa part, parle de « réunions de haut niveau ».
Selon un responsable américain, les deux camps ont convenu de cesser leurs attaques, malgré la signature d’un protocole d’accord à la mi-juin visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Le président américain a annoncé que « l’Iran a demandé une réunion. Elle aura lieu demain (mardi) à Doha ».
Tensions autour d’Ormuz
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que Witkoff et Jared Kushner se rendraient au Qatar « cette semaine pour participer à des réunions de haut niveau ». Un diplomate a confirmé qu’une rencontre des équipes techniques aurait lieu dans les jours à venir, ajoutant que « les canaux de communication pour désamorcer les incidents étaient opérationnels ».
Après avoir d’abord nié toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé l’envoi d’une « délégation d’experts » à Doha. Toutefois, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a insisté sur le fait que « nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau ».
Les tensions se concentrent autour du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime a ralenti après deux attaques de navires. Samedi, 29 bateaux ont traversé le détroit, tandis que seulement 12 l’ont fait dimanche, selon les données de la société Kpler.
Gestion du trafic maritime
L’Iran a affirmé qu’il n’y aurait pas de retour à la situation d’avant-guerre, menaçant les navires qui tenteraient de contourner l’itinéraire autorisé. En réponse à des attaques présumées sur des navires par Téhéran, les États-Unis ont bombardé le pays, entraînant des frappes iraniennes sur le Koweït et Bahreïn. Ces actions mettent en péril le protocole d’accord signé le 17 juin.
L’Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur le transit dans le détroit, envisageant des frais de service, malgré la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui garantit la liberté de navigation.
Conflit au Liban
Au Liban, où Téhéran a exigé d’inclure des discussions avec les États-Unis, Israël a poursuivi ses frappes, même après la signature d’un accord-cadre pour une « paix durable ». L’accord stipule qu’Israël continuera à occuper le sud du Liban jusqu’à ce que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, rende les armes.
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé sa « détermination » à renforcer l’autorité de l’État en déployant son armée à la frontière avec Israël, dans une zone où le Hezbollah est actif. Depuis le début du conflit, les frappes israéliennes ont causé plus de 4.200 morts, selon des sources à Beyrouth.
Source : DNA
