Autoroute A69 : feu vert du Conseil d’État après un interminable feuilleton judiciaire
Le Conseil d’État a autorisé, lundi 29 juin, de manière « définitive » la poursuite du chantier de l’autoroute A69, reliant Toulouse à Castres. Ce segment autoroutier de 53 km doit réduire d’environ vingt minutes le trajet entre ces deux villes. Cette décision marque un tournant pour cette infrastructure, au cœur d’une bataille judiciaire menée par des militants écologistes depuis plus de deux ans.
Contexte factuel
En juillet 2018, le gouvernement d’Édouard Philippe a déclaré d’utilité publique le chantier de construction de la liaison autoroutière entre Castres et Verfeil. En avril 2022, le premier ministre Jean Castex a approuvé le contrat de concession de l’A69 à la société Atosca, filiale du groupe NGE, chargée de la construction et de l’entretien de l’autoroute ainsi que de l’exploitation du futur péage.
Les travaux ont débuté en mars 2023, mais une association écologiste a saisi le Conseil d’État pour suspendre l’abattage d’arbres sur le tracé. Cette demande a été rejetée, le juge estimant qu’elle n’avait pas un caractère d’urgence.
En juin 2023, une dizaine d’associations, dont France Nature Environnement et les Amis de la Terre, ont déposé un recours contre les autorisations environnementales. Leur référé suspension a également été rejeté par le Conseil d’État.
Données ou statistiques
En juin 2024, trois associations ont lancé une nouvelle procédure visant à annuler le contrat de concession, dénonçant une durée excessive de 55 ans pour l’exploitation de l’A69, alors que la durée habituelle se situe entre 25 et 30 ans.
Conséquence directe
Le 29 juin 2026, le Conseil d’État a finalement rejeté les recours, affirmant que le projet répond à une raison impérative d’intérêt public avec des objectifs clairs : réduire le temps de trajet, améliorer le cadre de vie des riverains, renforcer la sécurité routière et soutenir le développement de l’agglomération castraise.
Cette décision a été accueillie avec regret par les opposants, qui ont dénoncé un déni climatique de la part des autorités judiciaires.
Source : La Croix
