Rencontres économiques d'Aix : une première journée au cœur des urgences du siècle

Rencontres économiques d’Aix : une première journée au cœur des urgences du siècle

Pour cette 26e édition des Rencontres Économiques d’Aix (REA), le Cercle des économistes a choisi un thème en forme de défi : « Naviguer dans un monde sans repère ». La séance d’ouverture, orchestrée par Jean-Hervé Lorenzi, cofondateur du Cercle, a rassemblé des figures telles que Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence, Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université, et Renaud Muselier, président de la région Sud. Le ton a été donné : la gestion des certitudes laisse place à l’apprentissage de la navigation dans la tempête.

La première question abordée a été : « Peut-on encore parler de progrès ? ». Cette session inaugurale a vu Yasmine Belkaid, directrice de l’Institut Pasteur, Erik Orsenna de l’Académie française, et Jean Viard, sociologue, discuter des défis contemporains. Malgré un retour de la guerre en Europe et des sacrifices des classes moyennes, les intervenants ont affirmé que la volonté de mieux nourrir, loger, soigner et éduquer demeure.

À partir de 15h, des amphis se sont transformés en laboratoires d’idées. Christelle Morançais, présidente des Pays de la Loire, a évoqué l’équilibre introuvable des finances publiques. Shayda Hessami, directrice d’Aide Humanitaire et Journalisme, a appelé à briser les cycles de la violence. Le défi migratoire a été abordé par Sophie Magennis (HCR) et Anne Savinel Barras (Amnesty International). La jeunesse française a trouvé un écho avec Françoise Benhamou, présidente du Cercle des économistes.

À 16h, l’ambition industrielle a été ravivée avec Claude Imauven, président d’Orano, et Emilie Piette, présidente de RTE. Le marché du travail a été analysé par Benoît Derigny (ManpowerGroup), Jean-Baptiste Thomas (Amazon France) et Myriam El Khomri (Diot Siaci). Le sujet de l’intelligence artificielle a été traité par Clara Chappaz, ambassadrice pour le numérique, et Barbara Sessa de Mastercard France.

À 17h, plusieurs intervenants ont traité de la souveraineté, du financement européen, et de la fin du cash. L’urgence des limites planétaires a été mise en avant par Pietro Barabaschi (ITER) et d’autres, tandis que la crise du logement a été discutée par Clément Eulry (Airbnb) et Emmanuel Grégoire (Ville de Paris).

Enfin, Dominique de Villepin et Mads Flarup Christensen ont appelé à un tournant historique, et la journée s’est conclue sur la question : « Sait-on encore rêver collectivement ? » posée par Sophie Joissains et Stéphane Richard, président de l’OM.

Source : La Provence

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