Moments importants pour un enfant : pourquoi ces 9 minutes de la journée comptent tant

Entre le travail, les impératifs du quotidien et la fatigue, partager de vrais moments avec son enfant peut vite devenir un casse-tête. Une théorie largement relayée affirme pourtant qu’il existerait, dans la journée d’un enfant, des moments particulièrement importants pour nourrir le lien d’attachement. En tout, seulement 9 minutes, réparties à des instants-clés, qui compteraient plus que tout le reste.

Il est souvent difficile de cumuler vie professionnelle et vie de parent tout en partageant de vrais moments importants avec son enfant. Pourtant, une théorie affirme que quelques minutes bien choisies dans la journée d’un enfant suffiraient à créer un lien d’attachement profond.

Nombre de parents multiplient les rôles, les étiquettes et les casquettes, ce qui complique drastiquement leur emploi du temps. Effectivement, notre époque invite les géniteurs à ne pas s’enfermer dans l’étiquette-seule de leur parentalité et à se remettre et/ou rester sur le marché du travail jusqu’à ce qu’ils soient retraités ; si telle est leur volonté. Car comme vous le savez, être un bon parent ne signifie pas que l’on doit forcément être un père ou une mère au foyer !

Mais si c’est un beau principe défendu par les parents actifs et engagés de notre société actuelle, il est parfois difficile à assumer dans les faits. La réalité, c’est que l’on est des êtres humains avec une énergie, et surtout un temps limités dans la journée : il paraît compliqué d’assumer d’une main de maître les responsabilités professionnelles, les tâches ménagères du foyer, et notre rôle de père et/ou mère dévoué qui impose suffisamment d’autorité.

Prioriser les besoins de l’enfant ?

Malgré toute notre bonne volonté, on est donc souvent obligé de prioriser les besoins primaires et matériels de l’enfant (manger, boire, dormir, se vêtir), et il nous arrive d’investir moins de temps et d’effort dans la construction du lien émotionnel avec ce dernier. Et voilà que la culpabilité parentale pointe le bout de son nez… Une maman a partagé une théorie sur TikTok, qui risque d’aider bon nombre de parents très impliqués mais débordés. Selon ses dires, il existe 9 minutes qui « ont le plus d’impact dans la journée de l’enfant ». L’idée, pour assumer notre vie professionnelle sans négliger le bien-être du bout de chou, serait donc de miser sur ces 9 minutes spécifiques – dans le cas où l’on n’a vraiment pas le temps de lui accorder d’autres instants en pleine conscience le reste de la journée.

9 minutes ayant le plus d’impact dans la journée de l’enfant : oui mais quand ?

Ces 9 minutes sont réparties en trois créneaux précis dans la journée :

  • les 3 minutes qui suivent leur réveil
  • les 3 minutes après leur retour de la crèche ou de l’école
  • les 3 minutes qui précèdent le moment du coucher

Ces moments-clés sont qualifiés de moments de transition. La plupart des parents qui travaillent ne sont pas présents à la sortie d’école ou de crèche. C’est lors des retrouvailles, au retour du travail, que ce temps de pause avec son enfant devient nécessaire, avant d’entamer la suite de la journée.

Des minutes importantes qui concernent les moments de transition de l’enfant

Selon les spécialistes en parentalité, il est essentiel de soigner ces transitions pour que l’enfant, centré sur le moment présent, comprenne qu’il doit passer à une autre activité sans être perturbé. La présence parentale doit y être significative, car ce sont des moments critiques, fondateurs pour que l’enfant développe un attachement sécurisant avec son parent. Il doit s’y sentir sécurisé et protégé, afin de favoriser un style d’attachement sain à l’âge adulte (Cf théorie du style d’attachement de John Bowlby).

Il faut y « favoriser la sécurité, la cohérence et la présence significative, (…) pour former une base sécurisée (émotionnelle et physique) pour votre (vos) enfant(s) », explique une thérapeute familiale à nos confrères de Parents.com.

Parents.com

La créatrice de contenu met également en garde contre l’usage abusif de cette théorie : on ne doit pas l’appliquer au pied de la lettre, en se focalisant uniquement sur ces minutes tout en négligeant les autres. L’idée était surtout de rasr certains parents zélés et de balayer leur culpabilité “mal placée” : aucun parent n’est parfait, mais chacun fait de son mieux pour le bien de son enfant ; et si l’on soigne ces 9 minutes, c’est déjà un bon début pour une parentalité positive.

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