L’IA créera-t-elle des «jobs à la con» plutôt que d’augmenter notre productivité?
Les supposés gains de productivité liés à l’adoption des intelligences artificielles (IA) ne se reflètent pas encore dans les indicateurs macroéconomiques. Une récente note de l’Institut Wallon d’Évaluation, de Prospective et de Statistiques (Iweps) soulève la question de savoir si cette technologie pourrait générer des «bullshit jobs», c’est-à-dire des emplois peu significatifs ou sans réelle valeur ajoutée.
Actuellement, les entreprises semblent hésiter à intégrer pleinement les IA, malgré les promesses d’amélioration de la productivité. Selon des études récentes, la productivité en Europe a stagné, avec une croissance de seulement 0,5 % par an depuis 2010, bien en deçà des attentes initiales. Ce phénomène soulève des interrogations sur l’impact réel des technologies avancées sur le marché du travail.
Si les IA sont conçues pour automatiser des tâches répétitives et améliorer l’efficacité, leur adoption pourrait également capter des activités plus qualitatives, laissant de côté des postes qui apportent une réelle valeur ajoutée aux entreprises. Cette dynamique pourrait entraîner une réorganisation des rôles au sein des entreprises, où certains emplois seraient considérés comme superflus.
La note de l’Iweps met en lumière ces enjeux et appelle à une réflexion sur la manière dont l’IA pourrait transformer le paysage de l’emploi, potentiellement au détriment des emplois plus significatifs.
Source : Le Vif.
