Guerre au Moyen-Orient et crise agricole : pourquoi la hausse des prix des engrais s’invite au G7 ?
Trois mois après le début du conflit en Iran, la question de la crise agricole se pose avec acuité. À une semaine du sommet du G7 prévu à Évian, les ministres de l’agriculture des sept puissances (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) se sont réunis le 8 juin, sous l’initiative de la ministre française Annie Genevard. Cette réunion à distance avait pour objectif d’aborder la « sécurité des approvisionnements » en engrais dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.
La guerre a engendré une perturbation significative des chaînes d’approvisionnement, affectant la disponibilité et les prix des fertilisants. Les impacts de cette situation se font déjà ressentir sur les marchés agricoles mondiaux, accentuant les inquiétudes concernant la sécurité alimentaire.
Selon des données récentes, les prix des engrais ont augmenté de 70 % en moyenne depuis le début de l’année, un phénomène qui pourrait avoir des répercussions sur les récoltes et, par conséquent, sur la disponibilité des denrées alimentaires à l’échelle mondiale.
Les ministres du G7 ont souligné l’importance de coordonner des efforts pour stabiliser les marchés des engrais et garantir un accès équitable à ces produits essentiels pour la production agricole. La situation actuelle souligne la nécessité de renforcer la résilience des systèmes alimentaires face à des crises géopolitiques.
Source : La Croix
