Alzheimer : ce régime alimentaire pourrait réduire le risque de démence jusqu’à 29 %, révèle une grande étude sur 15 ans

Un régime alimentaire sain pourrait réduire le risque de démence jusqu’à 29 % selon une étude de 15 ans

De nouveaux travaux scientifiques renforcent les preuves existantes liant une alimentation saine à un risque réduit de maladie d’Alzheimer et de démence. Une étude menée par des chercheurs suédois a révélé que les personnes présentant des biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer et suivant un régime alimentaire à faible potentiel inflammatoire avaient un risque moindre de développer une démence.

Plus de 1 800 personnes âgées suivies pendant 15 ans

Les scientifiques ont suivi 1 865 personnes âgées non atteintes de démence pendant 15 ans. Ils ont évalué le régime alimentaire habituel des participants à l’aide d’un questionnaire de fréquence alimentaire composé de 98 items. Des biomarqueurs sanguins ont également été utilisés pour identifier les signes précoces de la maladie d’Alzheimer et d’autres indicateurs de neurodégénérescence.

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par le développement de plaques amyloïdes bêta et d’enchevêtrements neurofibrillaires de protéines tau, qui s’accumulent dans le cerveau et perturbent les processus cognitifs. Cependant, ces plaques et enchevêtrements peuvent aussi être présents chez des personnes ne présentant aucun symptôme de la maladie.

Un risque de démence réduit de 21 à 29 %

Au cours des 15 années de suivi, 240 des 1 865 participants ont développé une démence. L’étude a montré que le risque de démence était diminué de 21 à 29 % chez les personnes ayant des niveaux élevés de biomarqueurs de la maladie d’Alzheimer et des scores élevés d’un indice évaluant le potentiel inflammatoire de l’alimentation (rEDII). Cela suggère qu’un régime alimentaire anti-inflammatoire pourrait être bénéfique pour les personnes à haut risque de démence.

Les habitudes alimentaires qui protègent le cœur, protègent aussi le cerveau

Cette étude établit un lien observationnel, sans pouvoir affirmer qu’une modification du régime alimentaire améliore le pronostic ou prévient la démence. Néanmoins, ces résultats confirment l’idée que la qualité de l’alimentation est essentielle à la santé cérébrale.

Pour les personnes âgées, il est recommandé de suivre les recommandations nutritionnelles établies, comme l’indique Anja Mrhar, chercheuse affiliée au Centre de recherche sur le vieillissement à l’Institut Karolinska à Stockholm.

Ces travaux démontrent que la démence n’est pas uniquement déterminée par des facteurs biologiques, et que des choix alimentaires peuvent influencer la survenue de la maladie.

Source : JAMA Network

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