Romain Delès, sociologue: «Alors qu’on parle d’un #MeToo de l’enfance, penchons-nous sur la Suède, qui a quasiment éliminé les violences faites aux enfants»

Alors qu’on parle d’un #MeToo de l’enfance, penchons-nous sur la Suède, qui a quasiment éliminé les violences faites aux enfants

Romain Delès, maître de conférences en sociologie à l’Université de Bordeaux, a récemment comparé les cultures de la parentalité en France et en Suède, mettant en lumière des différences significatives dans la perception et le traitement des violences faites aux enfants. En France, il est courant pour les parents de partager leurs difficultés, tandis qu’en Suède, se plaindre de la parentalité est presque tabou. Cette dichotomie soulève des questions sur la place des enfants dans nos sociétés contemporaines.

En Suède, des politiques publiques robustes et une forte sensibilisation ont conduit à une réduction significative des violences envers les enfants. Selon les données de l’Eurostat, le pays affiche l’un des taux les plus bas d’abus physiques et psychologiques sur enfants en Europe. Par exemple, une étude de l’UNICEF rapporte que la Suède a mis en œuvre des lois strictes contre la maltraitance, contribuant à une culture de protection des enfants.

Ce contraste avec la France, où les plaintes parentales sont fréquentes, soulève des interrogations sur le bien-être des enfants et les attentes sociétales vis-à-vis de la parentalité. Dans ce contexte, la recherche de Romain Delès souligne l’importance d’une approche proactive en matière de protection de l’enfance, inspirée par des modèles comme celui de la Suède.

Les implications de cette comparaison sont profondes et soulignent la nécessité d’une réflexion sur les pratiques parentales et les politiques de protection de l’enfance dans d’autres pays.

Source : Eurostat, UNICEF.

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