Le kakigori vous rafraîchit !
Au cœur des tendances culinaires estivales, le kakigori, un dessert japonais à base de glace râpée, s’impose comme un incontournable. Contrairement au granité, qui utilise de la glace pilée, le kakigori est réalisé à l’aide d’une machine qui rase un bloc de glace pour obtenir de fins copeaux, lesquels sont ensuite arrosés de sirops aromatisés.
Le kakigori trouve ses origines à l’époque Heian, au 9e siècle, où il était un mets réservé aux élites, en raison des difficultés liées à l’extraction et à la conservation de la glace. Celle-ci était prélevée en hiver dans les montagnes et stockée dans des cavités ou grottes.
Ce dessert, particulièrement apprécié durant l’été, était traditionnellement servi avec du sirop de sucre de canne et accompagné de haricots rouges. La popularité du kakigori a augmenté à la fin du 19e siècle grâce aux avancées dans les techniques de conservation et de transport de la glace, ainsi qu’à l’invention de la première machine à raser la glace.
Cependant, au début du 20e siècle, l’apparition de la crème glacée au Japon a relégué le kakigori au second plan, le considérant comme un dessert trop simple. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, en raison des restrictions sur les ressources nécessaires à la production de crème glacée, que le kakigori a fait son retour dans les foyers japonais. Cette période a également marqué l’essor des sirops industriels, offrant une plus grande variété de saveurs.
Aujourd’hui, le kakigori connaît une renaissance mondiale, porté par une nouvelle génération d’artisans qui l’agrémentent de sirops faits maison et de fruits frais. Bien qu’il soit consommé toute l’année, l’été demeure sa saison de prédilection.
Pour ceux qui souhaitent se lancer dans la préparation de ce dessert rafraîchissant, une recette simple de sirop maison est proposée : mélangez 600g de fraises et 400g de cerises coupées en deux avec 600g de sucre. Laissez reposer au frais pendant 72 heures avant de filtrer. Cette méthode fonctionne également avec d’autres fruits comme la mangue ou le raisin.
Source : France Culture