Quel est ce jeu antisémite, sexiste et islamophobe qui circule à l’université de Strasbourg ?
L’université de Strasbourg (Unistra) a été alertée sur la diffusion de certaines « cartes » sur les réseaux sociaux, comme l’a indiqué son président, Michel Deneken, sans préciser les associations concernées. Ces cartes, dont le contenu serait antisémite, ont été attribuées au syndicat de droite UNI, qui a démenti cette accusation.
Suite à la découverte de ces images, qui seraient relayées par des étudiants de l’Unistra, Michel Deneken a décidé de faire un signalement au titre de l’article 40 du Code pénal, qui impose aux fonctionnaires de signaler tout crime ou délit au parquet. Deux députés du Bas-Rhin, Sandra Regol (EELV) et Emmanuel Fernandes (LFI), ont également activé l’article 40. L’université a ouvert une enquête administrative.
Le collectif Golem, représentant des juifs de gauche, a récemment publié sur Instagram cinq images évoquant un « jeu de cartes » prétendument conçu par des membres de la section strasbourgeoise de l’UNI. En réponse, l’UNI nationale a rejeté toute responsabilité, qualifiant les accusations de « montage grossier » et de « fake news ». Le syndicat a annoncé avoir déposé deux plaintes, dont une pour diffamation, mais le parquet de Strasbourg n’a pas encore reçu de plaintes.
Parmi les images diffusées, l’une montre le président de l’UNI Strasbourg portant une kippa, avec une mention indiquant que, lorsque cette carte est « posée », « les autres joueurs perdent 20 euros, leur bijou le plus précieux et leur facture augmente de 300 % ». Une autre image représente un homme flouté, habillé en rabbin, avec une mention disant « Dérobe les gains du joueur précédent et y ajoute 10 % ». D’autres images, à connotation sexiste et islamophobe, incluent une carte intitulée « Les trois petits cochons », qui invite « la prochaine joueuse » à « perdre un vêtement », et une autre montrant un militant de l’UNI déguisé en imam pour Halloween.
Cette affaire soulève des préoccupations quant à la montée de l’antisémitisme, du sexisme et de l’islamophobie dans les milieux universitaires.
Source : 20 Minutes
