Comment Bad Bunny a révolutionné la pop mondiale

C’est en Espagne que Bad Bunny vient d’entamer sa tournée européenne, avant un passage en France prévu pour le début de juillet. À cette occasion, “El País” retrace l’ascension fulgurante de cet enfant de Porto Rico qui s’est hissé au sommet de la pop mondiale, en faisant rayonner le reggaeton et l’espagnol. Et qui incarne une résistance culturelle dans les États-Unis de Trump.

Cet article est issu de Courrier Week-end. Chaque samedi matin, retrouvez des récits de la presse étrangère qui vous emmènent ailleurs et faites une pause dans l’actualité.

Bad Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, a choisi son nom de scène inspiré d’une photo d’enfance où il était déguisé en lapin. Depuis ses débuts, il a évolué tant artistiquement que personnellement, son vrai nom prenant le pas sur son pseudonyme, qui est désormais presque un cri de ralliement pour ses fans.

Vanessa Díaz, enseignante à l’université Loyola Marymount à Los Angeles, affirme que Bad Bunny a toujours eu une conscience politique croissante, reflétant la réalité de son pays. Selon elle, cette conscience est davantage générationnelle que familiale.

Un vécu colonial

Bad Bunny est perçu comme un porte-parole de la culture portoricaine, notamment dans un contexte américain marqué par des tensions politiques. Sa musique et ses paroles abordent des questions sociales et politiques, ce qui contribue à sa popularité croissante au niveau mondial.

La carrière de Bad Bunny, qui dure depuis près de dix ans, témoigne d’une transformation continue, tant sur le plan musical que dans sa prise de position sur des sujets sociopolitiques. Ce phénomène musical a su capter l’attention d’un public international, faisant du reggaeton un genre incontournable sur la scène mondiale.

Source : El País Semanal

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