La députée de Mayotte, Mme Anchya Bamana, a déposé une proposition de loi visant à garantir aux Mahorais un accès effectif à l’eau potable. Cette initiative intervient alors que l’île fait face à une crise hydrique persistante, caractérisée par des coupures d’eau fréquentes et une qualité de l’eau dégradée.
Selon les données disponibles, un tiers des foyers mahorais ne sont toujours pas raccordés au réseau d’eau potable, et le rendement du réseau est insuffisant, entraînant des pannes et des coupures systématiques. En 2023, l’État a instauré des « tours d’eau » dans toutes les communes, avec des coupures de deux jours sur cinq, parfois étendues à des rythmes plus sévères, sans avertissement ni planification. Cette situation a conduit à une explosion des maladies hydriques sur l’île. (politique.pappers.fr)
Mme Bamana a également interpellé le gouvernement sur l’absence d’un plan ORSEC eau potable pour Mayotte, alors que l’instruction ministérielle du 19 juin 2017 impose que chaque département dispose d’un tel plan. Elle a souligné que Mayotte est le seul département à en être dépourvu, malgré des besoins en eau considérables liés à la mise en œuvre de la loi de programmation pour la refondation de Mayotte. (questions.assemblee-nationale.fr)
Face à cette situation, Mme Bamana a réclamé l’activation du plan ORSEC eau potable et un décret autorisant l’importation massive d’eau embouteillée, alors qu’un plan de maîtrise et un renforcement des tours d’eau sont prévus. Elle a également dénoncé le prix élevé de l’eau à Mayotte, avec une bouteille coûtant 1 euro contre 30 centimes en métropole, alors qu’un tiers de la population est au chômage et que le revenu médian disponible par personne est de 260 euros par mois, selon l’INSEE. (mayottehebdo.com)
Cette proposition de loi vise à répondre aux besoins urgents de la population en matière d’accès à l’eau potable et à mettre en place des mes concrètes pour remédier à la crise hydrique que traverse Mayotte.