Canicule : à l’heure du premier bilan, le gouvernement sous pression
Une vague de chaleur exceptionnelle frappe la France, provoquant des inquiétudes au sein du gouvernement. Alors que la canicule semble se dissiper après onze jours de températures extrêmes, un premier bilan humain alarmant commence à émerger. Environ 1 000 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis mercredi, selon Santé publique France, un chiffre qui pourrait encore augmenter.
La cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a exigé des éclaircissements sur ce bilan tragique, affirmant qu’il est crucial de déterminer les responsabilités politiques. De son côté, la députée insoumise Clémence Guetté a qualifié la gestion de cette crise de « catastrophe », dénonçant l’impréparation du gouvernement.
Malgré ces critiques, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé dans une interview que « non, ce n’est pas un fiasco », soutenant que le gouvernement était préparé à cette situation. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a également réagi en critiquant ceux qu’il appelle les « inspecteurs de travaux finis ».
Pour éviter de répéter les erreurs de la canicule de 2003, qui avait causé 15 000 morts, le gouvernement a activé des cellules de crise et prévu une réunion pour en tirer des enseignements. Cependant, les opposants politiques, en vue des élections présidentielles de 2027, jugent l’action gouvernementale insuffisante et pointent du doigt des choix à long terme discutables.
La situation a également mis en lumière la baisse significative des crédits alloués au Fonds vert, qui sont passés de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837,5 millions en 2026, suscitant des critiques sur l’engagement de l’État face aux enjeux climatiques.
Alors que le chef de l’État souligne les efforts d’adaptation déjà réalisés, la question de l’efficacité des mes prises face à des phénomènes climatiques sans précédent demeure au cœur des débats.
Source : France 24