Les phrases à éviter à table pour ne pas installer un rapport difficile à la nourriture

Les phrases à éviter à table pour préserver une relation saine avec la nourriture

Les repas en famille sont souvent marqués par des phrases bien intentionnées mais potentiellement nuisibles. Des expressions telles que « Finis ton assiette », « Encore trois bouchées » ou « Pense aux enfants qui n’ont rien à manger » sont couramment utilisées par les parents. Cependant, selon Cindy Felio, psychologue, ces phrases méritent une attention particulière. Elle souligne que « la table n’est pas seulement un endroit où l’on mange, mais un lieu où se rencontrent les habitudes familiales, les inquiétudes parentales, le plaisir et parfois les conflits ».

Lorsqu’un enfant refuse de manger, les parents peuvent être enclins à chercher des moyens de le faire manger. Felio encourage un changement de perspective : « Que cherche-t-il à nous dire à travers ce refus ? » Les raisons derrière un refus alimentaire peuvent être diverses, allant d’une sensibilité sensorielle à une forme d’anxiété.

Les phrases qui fragilisent sans qu’on s’en rende compte

Des phrases telles que « Tu fais ton difficile », « Si tu ne manges pas tes légumes, tu n’auras pas de dessert » ou « Tu n’as presque rien mangé » peuvent sembler anodines. Toutefois, Felio précise que le véritable problème réside dans le message implicite qu’elles véhiculent. L’enfant peut interpréter ces phrases comme des signaux indiquant que ses sensations ne sont pas fiables et qu’il doit manger même s’il n’a plus faim. Cela peut entraîner une déconnexion de ses sensations de faim et de satiété, fragilisant ainsi sa relation à l’alimentation.

Remplacer le contrôle par la curiosité

Cindy Felio recommande aux parents de modifier leur approche pendant les repas. Au lieu de contrôler ce que mange l’enfant, il serait plus bénéfique d’ouvrir la conversation en posant des questions sur ce qui le gêne concernant un aliment. Par exemple, demander : « Qu’est-ce qui te dérange avec cet aliment ? » peut favoriser un dialogue constructif.

Felio insiste sur l’importance de permettre à l’enfant de goûter à son rythme et de lui rappeler que « son corps sait reconnaître quand il commence à être rassasié ». L’objectif n’est pas que l’enfant mange parfaitement, mais qu’il établisse une relation sereine avec son corps et la nourriture.

La psychologue observe que lorsque la pression diminue, la curiosité alimentaire des enfants semble réapparaître, et beaucoup d’entre eux souhaitent découvrir de nouveaux aliments sans la crainte d’un examen à réussir.

Source : Article de Cindy Felio sur les relations alimentaires.

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