La Nouvelle-Zélande prévoit de doubler sa production d’or d’ici 2035
La Nouvelle-Zélande intensifie ses efforts pour revitaliser son secteur minier en délivrant un nombre record de permis d’exploration et d’exploitation. En 2025, les autorités néo-zélandaises ont accordé 163 nouveaux permis de prospection, marquant une augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de hausse des prix de l’or, qui redynamise un secteur longtemps en déclin et remet en question l’image de marque « 100% Pure » du pays.
Selon des analyses de Reuters, la production d’or de la Nouvelle-Zélande pourrait atteindre son niveau le plus élevé depuis trois décennies et est sur le point de doubler d’ici le milieu des années 2030, grâce à deux projets déjà approuvés et un troisième en attente d’une décision finale. Ces développements visent à dépasser l’objectif gouvernemental de porter les exportations annuelles de minerais, incluant le charbon et l’argent, à trois milliards de dollars néo-zélandais (1,5 milliard d’euros) d’ici 2035.
Le gouvernement, confronté à un taux de chômage proche de son plus haut niveau en dix ans, cherche à stimuler l’emploi. Le ministre des Ressources, Shane Jones, a affirmé que le soutien au secteur minier est crucial pour relancer une économie en perte de vitesse. En fin 2024, une loi a été adoptée pour réduire les délais d’approbation de grands projets, les ramenant de plusieurs années à quelques mois.
Le projet Snowy River, d’Evolution Mining, est attendu pour créer 250 emplois et générer au moins 350 millions de dollars néo-zélandais par an en recettes d’exportation. OceanaGold, le plus grand producteur d’or de Nouvelle-Zélande, prévoit un investissement d’un milliard de dollars néo-zélandais dans son projet Waihi North, dont la production devrait commencer en 2032.
Cependant, des inquiétudes persistent concernant l’impact environnemental de l’exploitation aurifère, notamment dans la région de Central Otago, où le projet de mine Bendigo-Ophir est en attente d’approbation. Les viticulteurs et les groupes écologistes s’opposent à ce projet, craignant qu’il n’affecte l’approvisionnement en eau et la qualité de l’air.
Les débats autour de l’exploitation minière soulèvent des préoccupations quant aux bénéfices qui, selon certains économistes, pourraient profiter davantage aux propriétaires des mines qu’à l’économie locale dans son ensemble.
Source : Reuters
