Imre Kertész, en 2009 : “Il est impossible de décrire Auschwitz. C’est une tâche trop immense”

Imre Kertész : « Il est impossible de décrire Auschwitz »

À l’âge de 79 ans, Imre Kertész, écrivain hongrois et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002, continue de partager son regard sur les horreurs de l’Holocauste. Dans une récente interview, il a réaffirmé la complexité de décrire Auschwitz, un camp de concentration dont l’impact reste incommensurable. « Il est impossible de décrire Auschwitz. C’est une tâche trop immense », a-t-il déclaré, soulignant la difficulté de traduire en mots l’ampleur de la souffrance vécue.

Kertész, rescapé d’Auschwitz-Birkenau, évoque souvent son expérience personnelle dans ses œuvres, telles que « Être sans destin » et « Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas ». Son parcours littéraire, marqué par des réflexions sur le totalitarisme et la condition humaine, le distingue parmi ceux qui ont traité de l’Holocauste. Contrairement à d’autres écrivains, il n’a jamais cherché à fuir la Hongrie communiste, considérant que cette expérience l’avait « sauvé » du traumatisme de son passé.

En 2002, Kertész a choisi de s’installer à Berlin, une ville qu’il apprécie pour sa transparence face à son histoire. Il a également traduit de nombreux auteurs allemands, tels que Nietzsche et Freud, témoignant de son attachement à la langue et à la culture germanique.

Imre Kertész continue d’être une voix essentielle dans le débat sur la mémoire de l’Holocauste et le rôle de la littérature dans la compréhension de cet événement tragique.

Source : Nouvel Observateur

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