Le 20 mai 2026, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a requis un non-lieu en faveur de la ministre Aurore Bergé dans l’affaire des crèches privées. Cette décision fait suite à une enquête ouverte en janvier 2025, après un signalement du bureau de l’Assemblée nationale concernant des soupçons de faux témoignage sous serment. Lors d’une audition le 30 avril 2024, Mme Bergé avait déclaré ne pas avoir de « lien personnel, intime ou amical » avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC). Les investigations menées n’ont pas permis de démontrer l’existence d’un tel lien, et la fausseté des propos tenus par Mme Bergé n’a pas été établie. (lagazettefrance.fr)
Cette affaire a débuté en octobre 2024, lorsque le bureau de l’Assemblée nationale a décidé de saisir la justice du cas d’Aurore Bergé, accusée de « faux témoignage » par des députés de gauche. Ces derniers s’appuyaient sur les révélations du livre-enquête « Les Ogres » de Victor Castanet, publié en septembre 2024, qui évoquait un « pacte de non-agression » entre Mme Bergé et Elsa Hervy. (lemonde.fr)
En réponse à ces accusations, Mme Bergé a déposé plainte pour diffamation, rejetant les allégations portées à son encontre. Elle a également annoncé son intention de saisir la justice pour diffamation, dénonçant une « ère du soupçon et de la rumeur ». (lemonde.fr)
Ainsi, après plusieurs mois d’enquête, le procureur général a estimé qu’aucune charge ne pouvait être retenue contre Mme Bergé, écartant ainsi la perspective d’un procès dans cette affaire.
Highlights:
- Crèches privées : pourquoi le bureau de l’Assemblée saisit la justice du cas d’Aurore Bergé, publié le Wednesday, October 09
