OpenAI, Google et Microsoft créent leurs puces d'IA

OpenAI, Google et Microsoft créent leurs propres puces d’IA

La conception de puces d’intelligence artificielle (IA) par les géants de la technologie s’accélère. OpenAI, Google, Microsoft et Amazon développent désormais leurs propres composants pour alimenter leurs modèles à grande échelle. Cette tendance est alimentée par une demande mondiale croissante en puces, incitant ces entreprises à franchir une nouvelle étape : concevoir elles-mêmes les composants nécessaires.

OpenAI dévoile « Jalapeño » : une puce conçue en neuf mois avec Broadcom

Le 24 juin dernier, Sam Altman et son équipe ont présenté leur propre puce, baptisée « Jalapeño ». Développée en collaboration avec Broadcom, cette puce a été conçue en neuf mois, depuis l’idée initiale jusqu’à sa réalisation. OpenAI a utilisé ses propres modèles d’IA pour concevoir le composant, qui devrait offrir des performances par watt nettement supérieures aux solutions actuelles.

Greg Brockman, président et cofondateur d’OpenAI, souligne l’importance de cette initiative, déclarant : « Le monde évolue vers une économie basée sur le calcul. » Cette déclaration reflète une conviction partagée par l’ensemble du secteur, où maîtriser les puces devient synonyme d’avantage concurrentiel.

Google, Microsoft, Amazon : qui produit quoi ?

Google a lancé la conception de puces IA il y a plusieurs années, avec sa génération Ironwood spécifiquement conçue pour les charges de travail intensives liées à l’entraînement et à l’inférence des modèles. Microsoft, de son côté, a développé ses puces « Maia » pour ses infrastructures, tandis qu’Amazon propose des machines « Trainium » pour alimenter ses services cloud.

Ces initiatives visent à créer des composants sur me, permettant ainsi de réaliser des économies substantielles. Selon Serge Nussbaumer, expert chez Maverix Securities, le coût par jeton, la consommation d’énergie et l’intégration dans la pile logicielle propre à chaque entreprise sont devenus des critères aussi déterminants que les performances brutes.

Cette ruée vers les puces maison signe-t-elle la fin de Nvidia ?

Les experts estiment que non. Serge Nussbaumer prédit un modèle hybride durable où les puces propriétaires couvriront les charges d’inférence prévisibles et à fort volume. Nvidia, AMD et Intel demeureront incontournables pour leur flexibilité et leur capacité d’innovation rapide. Le marché des puces IA se développe sur plusieurs fronts, nécessitant un équilibre entre développements internes et négociations contractuelles avec des fournisseurs établis.

Nvidia reste un acteur majeur, ayant enregistré un chiffre d’affaires de 81,6 milliards de dollars au premier trimestre de son exercice fiscal, en hausse de 85 % par rapport à l’année précédente. Le secteur des centres de données est le principal moteur de cette croissance.

Le marché des puces peut-il absorber une demande aussi soutenue ?

Des tensions commencent à apparaître malgré des projections considérables. Le cabinet IDC prévoit que le chiffre d’affaires mondial des semi-conducteurs atteindra 1 290 milliards de dollars en 2026, contre 842,8 milliards en 2025, soit une augmentation de 52,8 %. Cependant, des goulots d’étranglement se multiplient, notamment sur les composants de mémoire à très haute bande passante (HBM).

Ces pénuries touchent également les consommateurs. Tim Cook, directeur d’Apple, a averti que des hausses de prix massives étaient à prévoir sur ses produits en raison du manque de puces mémoires et de stockage. En Corée du Sud, SK Hynix affiche une valorisation équivalente à celle de Samsung, illustrant la pression structurelle sur toute la chaîne d’approvisionnement.

Source : Le Temps, BFM Business

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *