Fermetures de commerces liées au narcotrafic dans les Bouches-du-Rhône
En un an, 51 commerces ont été fermés dans les Bouches-du-Rhône en raison de leurs liens avec des réseaux criminels. Cette action s’inscrit dans le cadre de la lutte des forces de l’ordre contre le narcotrafic, qui a également permis la saisie d’avoirs criminels évalués à 81 millions d’euros dans le département.
Un an après l’adoption de la loi contre le narcotrafic, les autorités des Bouches-du-Rhône ont intensifié leurs efforts pour éradiquer les activités illégales. La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a précisé que ces fermetures concernent des établissements tels que des épiceries et des bars, et qu’elles s’effectuent selon trois volets : le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et le recel.
Lors d’une opération de police dans le centre de Marseille, la préfète a annoncé que ces fermetures administratives peuvent durer jusqu’à six mois. Par exemple, une salle de sport à Arles a été fermée après qu’il a été prouvé qu’elle était impliquée dans un trafic de stupéfiants ayant conduit à une overdose mortelle.
De nombreux garages, notamment autour de l’étang de Berre, ont également été fermés pour recel, car ils fournissaient des véhicules aux narcotrafiquants ou les modifiaient pour dissimuler leur usage dans des crimes liés à la drogue.
Globalement, la lutte des forces de l’ordre a permis de saisir des biens criminels d’une valeur de 81 millions d’euros, une augmentation significative par rapport aux 10 millions d’euros saisis l’année précédente. Le chiffre d’affaires généré par le trafic de drogue en France est estimé à environ 7 milliards d’euros en 2023.
Source : BFMTV
