Femmes : l’ONU réclame l’égalité devant la loi

L’ONU appelle à l’égalité juridique pour toutes les femmes et filles

Cette année, la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, est dédiée aux droits, à l’action et à la justice pour toutes les femmes et toutes les filles. Malgré des avancées notables dans plusieurs pays, les inégalités juridiques demeurent profondément ancrées. Si les progrès continuent au rythme actuel, il faudra 286 ans pour combler les disparités en matière de protection juridique.

« À travers le monde, les femmes ne détiennent que 64 % des droits juridiques dont jouissent les hommes », souligne António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, dans un message. Ces discriminations touchent divers aspects de la vie quotidienne. Dans certains pays, les femmes ne peuvent pas posséder de biens, demander le divorce ou accepter un emploi sans l’autorisation de leur mari. De plus, dans plus de 40 pays, le viol conjugal n’est toujours pas reconnu comme un crime.

Bien que des lois existent pour protéger les femmes, leur application est souvent défaillante. Le manque d’accès à l’assistance juridique et la discrimination systématique rendent difficile pour de nombreuses femmes de faire valoir leurs droits devant les tribunaux.

Le Secrétaire général met également en garde contre un recul des acquis. Dans un contexte de montée de l’autoritarisme et d’instabilité politique, certains droits liés au travail et à la santé sexuelle et reproductive sont remis en question. « Lorsque nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux. Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde », conclut-il.

Les Nations Unies célébreront la Journée internationale des femmes le 9 mars, juste avant l’ouverture de la Commission de la condition de la femme (CSW), le plus grand forum annuel sur l’égalité des genres et les droits des femmes, qui se déroulera du 9 au 19 mars.

Dans cette perspective, ONU Femmes a récemment publié un rapport intitulé « Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice ». Selon ce rapport, les systèmes judiciaires, censés faire respecter les droits, échouent souvent à leurs obligations envers les femmes et les filles. Sima Bahous, Directrice exécutive d’ONU Femmes, déclare : « Quand les femmes et les filles sont privées de justice, l’ampleur des préjudices va bien au-delà d’un cas isolé. La confiance du public s’érode, et l’État de droit lui-même est affaibli. Un système de justice qui n’assume pas ses obligations envers la moitié de la population ne peut pas prétendre œuvrer pour la justice. »

En marge de la CSW, de nombreux événements parallèles seront organisés pour aborder les violences sexuelles en période de conflit. Un réseau mondial pour les poursuites relatives à ces violences sera lancé, visant à renforcer la justice et la reddition des comptes pour les victimes.

Source : ONU

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *