Éric Ciotti valide une statue pour Max Barel, résistant communiste mort sous la torture en 1944
Le maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé ce mercredi son soutien à l’érection d’une statue en hommage à Max Barel, figure emblématique de la Résistance niçoise, torturé à mort par les nazis à Lyon en 1944. Cette initiative, qui a suscité des réactions, a été demandée par la section départementale du Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes, le 8 mai dernier.
La délibération concernant cette statue sera présentée « prochainement » au conseil municipal. Elle sera installée sur la place Max-Barel, située près du port, qui porte déjà le nom du résistant. Dans son communiqué, le maire a choisi de ne pas évoquer les convictions politiques de Barel, mettant plutôt en avant « son courage, son sens du devoir et son sacrifice pour la liberté ». Selon lui, ces valeurs font de Max Barel « une figure majeure de l’histoire niçoise et des valeurs républicaines ».
Sur la Côte d’Azur, les hommages à des figures communistes sont peu fréquents. L’été dernier, le maire LR de Saint-Raphaël avait inauguré une stèle aux victimes du « totalitarisme communiste », entraînant une controverse.
Max Barel, né en 1913 à Menton, était le fils de Virgile Barel, un député communiste influent entre 1936 et 1978. Décoré de la croix de guerre en 1940, il avait rejoint la Résistance dès 1941, avant d’être arrêté et torturé à mort trois ans plus tard.
Source : Nice Mag
