Attention aux pièges avec les paiements fractionnés : témoignages et encadrement à venir
Alors que le Premier ministre prolonge la durée des soldes pour les commerçants impactés par la canicule et une baisse de la fréquentation, le phénomène des paiements fractionnés, utilisé par 79 % des Français, suscite des interrogations. Ce système, bien que pratique, n’est pas exempt de risques, notamment en matière de fraudes et de frais cachés. À compter de novembre 2026, il sera mieux encadré.
De l’électroménager aux voyages, presque tout peut désormais être acheté en paiement fractionné. Pour de nombreux consommateurs, cette option permet de conserver de la liquidité. Une cliente d’une enseigne de décoration déclare : « Ça me permet de garder de la liquidité pour d’autres choses. C’est bien d’échelonner quand on n’a pas tout le budget. » Le directeur d’un magasin d’ameublement indique que près de 20 % des ventes se font via ce mode de paiement, offrant aux clients un accès à des produits qu’ils jugent autrement inaccessibles.
Cependant, des cas de prélèvements abusifs se multiplient. Bérosia Kissangou, une étudiante, a récemment fait les frais d’un système défaillant : après avoir opté pour le paiement fractionné pour des lunettes, elle a découvert qu’elle était prélevée en double suite à un changement de prestataire. Ce malentendu lui a coûté des frais de rejet mensuels de 53 euros, ajoutant à ses difficultés financières.
Une autre victime, Ewa Lacroix, a acheté une tablette avec une promotion conditionnelle à un paiement en plusieurs fois. Elle a été informée quelques heures plus tard qu’elle avait souscrit un crédit renouvelable, ce qu’elle n’avait pas prévu. Elle confie : « J’étais très agacée par ce procédé. En fait, je me suis fait avoir. »
Pour remédier à ces problèmes, les enseignes affirment qu’elles fournissent toutes les informations nécessaires lors de la signature des contrats. Avec le nouveau cadre législatif prévu pour novembre 2026, les paiements fractionnés seront considérés comme des crédits à la consommation, ce qui devrait permettre une meilleure transparence sur les frais associés.
Source : Franceinfo
