Marine Tondelier veut faciliter le parcours de la PMA et rendre possible l’analyse des embryons
Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti Les Écologistes, a récemment annoncé sa seconde grossesse, attirant l’attention sur les défis rencontrés par les couples en parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Elle a exprimé son souhait de réformer le cadre législatif bioéthique pour mieux traiter les enjeux liés à l’infertilité, notamment en élargissant l’accès au diagnostic préimplantatoire (DPI).
Actuellement, la législation française encadre strictement les parcours de PMA. Le DPI, qui permet d’analyser génétiquement les embryons avant leur transfert dans l’utérus, est accessible uniquement aux couples présentant un risque élevé de transmettre une maladie génétique grave. Selon l’Agence de la Biomédecine, 369 enfants sont nés à la suite d’un DPI en 2022. Tondelier souligne que l’analyse des embryons pourrait réduire les échecs de conception, notamment en évitant l’implantation d’embryons non viables, un phénomène courant avec l’âge.
Le DPI est un sujet sensible en France, où son élargissement suscite des débats éthiques. Les critiques craignent qu’une généralisation du DPI pave la voie à des dérives eugéniques. Cependant, des médecins et spécialistes de la reproduction plaident pour sa généralisation, arguant que cela permettrait de diminuer le nombre de fausses couches et d’augmenter les chances de naissances viables.
En comparaison, d’autres pays européens comme l’Espagne et la Belgique offrent un accès plus large au DPI, tandis qu’aux États-Unis, le diagnostic préimplantatoire est plus facilement accessible, y compris pour des raisons de sélection génétique.
L’initiative de Tondelier pourrait donc ouvrir un débat crucial sur la PMA en France, alors que de nombreux couples continuent d’affronter des difficultés dans leur parcours de fertilité.
Source : Nouvel Observateur.
