La canicule est une souffrance de classe, une violence de classe, estime le sénateur Ian Brossat

Invité politique de « La Matinale » le samedi 27 juin, Ian Brossat, sénateur communiste de Paris, a évoqué l’épisode de canicule qui touche actuellement la France et les mes à prendre pour protéger les populations vulnérables sur le long terme.

La canicule a entraîné l’annulation de plusieurs événements, dont le festival Solidays, quelques heures avant son ouverture. Cette décision, prise par les autorités préfectorales, a suscité des interrogations sur la gestion de la crise. Brossat a exprimé sa tristesse face à ces annulations, notamment en ce qui concerne la Marche des fiertés, soulignant l’importance de ces événements dans un contexte où l’homophobie est particulièrement préoccupante.

Le sénateur a critiqué l’impréparation du gouvernement face à cette crise climatique. Il a également déploré que des associations, comme celles regroupées dans l’inter-LGBT, subissent les conséquences de cette impréparation, notamment en matière de financement pour la lutte contre le VIH.

En réponse aux mes de sécurité mises en place, telles que l’interdiction de la consommation d’alcool dans les rues, Brossat a fait état d’une noyade survenue dans le canal Saint-Martin, pointant que la victime se baignait en dehors des heures autorisées et dans une zone non prévue à cet effet. Il a rappelé l’importance de respecter les règles de sécurité lors de baignades.

Concernant la situation dans les hôpitaux, le sénateur a souligné que la saturation des services hospitaliers était exacerbée par un sous-investissement chronique dans le secteur de la santé. Il a insisté sur le fait que, bien que tout le monde souffre de la canicule, les classes populaires en subissent les conséquences les plus lourdes. Selon lui, la canicule doit être considérée comme une « souffrance de classe » et une « violence de classe », car ce sont souvent les plus défavorisés qui vivent dans des logements mal isolés.

Brossat a appelé à des mes législatives pour « partager la fraîcheur », permettant aux autorités d’ouvrir des lieux climatisés, comme des magasins, pour aider les personnes vulnérables à échapper à la chaleur. Il a cité l’exemple du BHV, un grand magasin climatisé mais quasiment vide, alors que de nombreux Parisiens souffrent de la chaleur dans de petits appartements.

Enfin, le sénateur a abordé la nécessité de rénover les bâtiments pour améliorer leur isolation et a plaidé pour un plan de climatisation ciblé sur les équipements publics, tout en soulignant que la priorité doit être de mieux isoler les logements pour réduire la souffrance liée à la chaleur.

Source : Franceinfo

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