Des signaux qui polarisent et ne règlent rien : l’opposition de gauche à La Rochelle dresse le bilan des cent premiers jours de la nouvelle municipalité
À La Rochelle, l’opposition de gauche a organisé une rencontre ce vendredi 26 juin 2026, pour faire le point sur les cent premiers jours de la nouvelle municipalité dirigée par Olivier Falorni. Réunis sur la terrasse de l’hôtel Mercure, près du bassin des Chalutiers, les élus, dont Léa Crestois, Clément Cunin, Olivier Godin, Brahim Jlalji, Océane Mariel et Flora Ronchin, ont exprimé leurs préoccupations concernant les orientations prises par la nouvelle majorité.
Maryline Simoné a souligné que « 30 % des Rochelais ont voté pour nous, ce n’est pas négligeable ». Elle a ajouté que l’opposition s’est montrée « constructive, sincère et vigilante », ayant voté en faveur de la majorité des délibérations, à l’exception des indemnités des élus et du budget supplémentaire. Les élus ont également mis en avant leur rôle actif dans le débat public, affirmant être parmi les rares à s’exprimer sur des sujets variés, allant des violences sexistes et sexuelles à l’avenir du marché central.
Pas de rupture
Olivier Godin, membre du collectif Assemblée citoyenne, a noté que ces cent jours ont permis de clarifier la position politique d’Olivier Falorni. Selon lui, la campagne avait laissé croire qu’il était un candidat de centre gauche, tandis que ses actions récentes montrent qu’il est plutôt de centre droit. Il a évoqué des mes telles que la vidéosurveillance, l’armement avec des tasers et une politique stricte envers les personnes sans abri, signalant que ces initiatives « polarisent et ne règlent rien ».
Les critiques de l’opposition soulignent qu’il n’y a pas eu de rupture sur le fond ni sur la méthode. Sur le plan budgétaire, le maire a opté pour la continuité des grandes orientations de son prédécesseur, Jean-François Fountaine, notamment sur des dossiers sensibles comme le futur hôpital.
Source : Sud Ouest