RICCARDO MILANI / Hans Lucas via AFP
Une boutique Okaïdi, dans le centre commercial « Les Ateliers Gaîté », dans le 14e arrondissement de Paris.
L’enseigne Okaïdi, spécialisée dans les vêtements pour enfants, a annoncé le 26 mai la fermeture d’environ 60 magasins en France, accompagnée de la suppression potentielle de 290 postes. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’un redressement judiciaire en cours depuis février.
La marque a précisé que ce projet de réorganisation vise à recentrer son réseau sur les points de vente les plus performants et devrait entrer en vigueur au second semestre 2026. Okaïdi a évoqué un environnement économique difficile, marqué par une baisse de la natalité, une pression sur le pouvoir d’achat des familles, ainsi que la montée de la seconde main et de la concurrence de l’ultra fast fashion.
Actuellement, Okaïdi emploie environ 2 000 collaborateurs en France. La marque a également prévu un dispositif d’accompagnement pour les employés concernés, favorisant le reclassement et la mobilité interne.
Fin d’activité en Pologne, en Allemagne et au Portugal
À l’international, Okaïdi prévoit d’arrêter ses activités en Pologne, avec la fermeture de 25 boutiques, ainsi qu’en Allemagne (17 magasins) et au Portugal (2 magasins), des marchés jugés structurellement déficitaires.
Fondée en 1996, Okaïdi fait partie du groupe IDKIDS, basé à Roubaix, et génère un chiffre d’affaires mondial de 600 millions d’euros, dont 300 millions en France. Actuellement, la marque dispose de plus de 900 boutiques et emploie 4 500 salariés à travers le monde.
La marque Jacadi cédée au groupe Deveaux
IDKIDS a récemment cédé Jacadi, sa marque de prêt-à-porter haut de gamme pour enfants, au groupe de mode Deveaux. Le secteur français de l’habillement fait face à des défis croissants, exacerbés par la montée du commerce en ligne, les impacts de la pandémie de Covid-19 et l’inflation.
D’autres marques françaises de prêt-à-porter, telles qu’IKKS et Camaïeu, ont également rencontré des difficultés financières ces dernières années, certaines ayant été liquidées.
Source : HuffPost.
