Jeux d'hiver 2030 :

Jeux d’hiver 2030 : « Il faut qu’on ait des réponses, ça urge »

Un bureau exécutif du Comité d’organisation Alpes 2030 doit étudier les candidatures lyonnaises et parisiennes, lundi, pour l’organisation des épreuves masculines de hockey sur glace.

À moins de quatre ans des Jeux olympiques d’hiver 2030, le monde du hockey français s’impatiente. Le lieu qui accueillera les épreuves n’est toujours pas connu, suite au refus du maire de Nice, Éric Ciotti, d’installer une patinoire provisoire dans le stade de football de l’Allianz Arena, comme prévu par les organisateurs.

« On est vraiment dans l’expectative, il faut qu’on ait des réponses et que ce soit réglé, ça urge, on n’a plus le temps ! » a déclaré Pierre-Yves Gerbeau, président de la Fédération française de hockey sur glace (FFHG), lors d’un match de gala opposant la France au Canada, qui s’est soldé par une défaite 1-6 pour les Bleus.

Cette rencontre, disputée à guichets fermés, se tenait à deux ans du championnat du monde de hockey sur glace de 2028, qui sera organisé en France et réparti entre l’Accor Arena de Paris et la LDLC Arena près de Lyon. Ces deux structures sont prêtes à accueillir les épreuves masculines aux Jeux de 2030, et leurs candidatures seront examinées lundi par le Comité d’organisation Alpes 2030, qui prendra toutefois son temps avant de faire son choix.

Pierre-Yves Gerbeau a évoqué la nécessité d’une approche pragmatique : « Le schéma idéal, pour les infrastructures et l’organisation, c’est la compétition hommes à Paris et celle des femmes à Lyon. » Il a souligné que ces équipements sont déjà construits et seront testés pour les Mondiaux.

Marie Barsacq, directrice générale de Paris Entertainment Company, a affirmé qu’une candidature de Paris n’était pas rédhibitoire. Elle a rappelé que lors des JO de Paris 2024, certaines épreuves étaient organisées en dehors de la capitale, ce qui pourrait être un atout pour mobiliser tout le pays.

Elle a également mis en avant la possibilité de maximiser les revenus, avec 4 000 billets supplémentaires par session à l’Accor Arena par rapport au projet lyonnais. Pierre-Yves Gerbeau a regretté que la discussion sur le choix de la ville hôte ne se concentre pas sur le sport mais sur des considérations politiques.

L’entraîneur des Bleus, Yorick Treille, a pour sa part adopté une attitude plus fataliste, affirmant que l’équipe ira là où on lui dira de jouer. Les joueurs Flavien Dair et Louis Boudon ont exprimé leur enthousiasme, soulignant que peu importe le lieu, l’ambiance sera au rendez-vous.

Source : AFP

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