Au secours, il fait trop chaud sur mon lieu de travail !
La semaine a été particulièrement rude pour ceux qui travaillent en extérieur ou dans des locaux non climatisés ou mal ventilés. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail, l’INRS, a reçu des appels d’employeurs et surtout de salariés.
Jennifer Shettle, juriste à l’INRS, a constaté une augmentation des questions juridiques liées à la santé et à la prévention des accidents du travail, en particulier en période de canicule. Ces questions proviennent majoritairement de salariés de petites entreprises qui se sentent démunis face à des conditions de travail inadaptées. Beaucoup d’employeurs n’ont pas mis en place de mes de prévention spécifiques malgré les températures élevées.
Les préoccupations portent souvent sur les équipements de protection individuelle, obligatoires dans certaines professions. Par exemple, des travailleurs du BTP sont contraints de porter des vêtements lourds et sombres, inadaptés à la chaleur. D’autres, comme ceux travaillant dans des spas, se plaignent de l’absence de moyens pour se rafraîchir. Même les employés de bureau, souvent sans climatisation, rencontrent des difficultés. Des questions telles que : « Ai-je le droit de télétravailler ? » ou « Puis-je m’arrêter de travailler ? » sont fréquentes.
Pour remédier à ces situations, Shettle conseille de discuter avec un représentant du personnel ou le médecin du travail. Cependant, cela est compliqué dans les très petites entreprises, souvent dépourvues de délégués. Si le dialogue est rompu, il est possible d’exercer son droit de retrait, qui permet de quitter son poste en cas de danger grave pour la santé.
En Nouvelle-Aquitaine, Camille Planchenaud, délégué Sud Travail, a noté une hausse des appels de salariés signalant des conditions de travail difficiles. Au niveau national, le ministère du Travail a réalisé 1 400 contrôles et a adressé 75 mises en demeure à des entreprises depuis le début de la canicule en mai.
Source : Franceinfo
