Un homme condamné à 16 ans de prison pour viols avec soumission chimique
Draguignan – Fabien Amphoux, un homme de 28 ans originaire du Var, a été condamné ce vendredi 26 juin 2026 à 16 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle du Var. Il a été reconnu coupable d’avoir violé cinq de ses compagnes, après les avoir droguées ou étranglées. Les cinq victimes étaient présentes lors de l’audience.
À l’issue de sa peine, Amphoux se voit interdire de séjourner dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur pendant dix ans et devra suivre un suivi socio-judiciaire. En cas de non-respect de ces conditions, il risque quatre années de prison supplémentaires. Le procureur avait initialement requis une peine de vingt ans de réclusion.
L’audience du 26 juin était marquée par les plaidoiries des parties civiles. Au total, six victimes ont été identifiées, bien que l’une d’elles ait choisi de ne pas se constituer partie civile. L’avocate de deux victimes, maître Lucille Baratte, a souligné que ces femmes avaient mis du temps à réaliser l’horreur des faits dont elles avaient été victimes, souvent confrontées à des résultats d’expertises toxicologiques.
Fabien Amphoux avait été arrêté en juillet 2023, après qu’une de ses anciennes compagnes, Flavie (prénom modifié), ait découvert des vidéos compromettantes sur son ordinateur. Les enquêteurs ont ensuite identifié d’autres victimes à partir de ces éléments. Des tests toxicologiques ont révélé l’utilisation de somnifères et d’anesthésiants puissants.
L’enquête a également mis en lumière des actes sexuels pratiqués avec étranglement, parfois jusqu’à l’évanouissement. Les victimes ont décrit Amphoux comme un homme possessif et insistant, qui continuait ses actes même lorsqu’elles lui demandaient d’arrêter. Malgré les violences, la plupart des femmes ont maintenu une relation avec lui, invoquant leur fragilité ou leur inexpérience.
Des éléments supplémentaires retrouvés sur l’ordinateur d’Amphoux ont révélé 26 vidéos et des centaines de photos de femmes inertes, ce qui a été qualifié de « fantasme malsain » par l’accusé lui-même. La mère de ce dernier a exprimé ses excuses auprès des victimes après la plaidoirie de la défense.
Source : AFP.
