El Niño 2026 : Les satellites de l’ESA confirment le retour du phénomène
Le phénomène climatique El Niño a officiellement débuté dans l’océan Pacifique. Des satellites de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) ont détecté une augmentation significative des températures de la surface de l’océan. Le 15 juin 2026, l’ESA a publié des images satellites révélant « une forte hausse des températures de surface de la mer dans l’océan Pacifique tropical », selon un communiqué de l’agence.
Les prévisions concernant le retour d’El Niño se sont ainsi confirmées. Ce phénomène naturel, aux effets globaux, se caractérise par des températures de la surface de la mer plus élevées que la normale. El Niño est une phase de l’ENSO, l’oscillation australe, tandis que La Niña représente la phase de refroidissement.
Les premiers signes de l’anomalie de température
D’après l’ESA, « un épisode El Niño commence souvent de manière imperceptible, avec l’apparition d’eaux de surface anormalement chaudes dans l’océan Pacifique tropical — des conditions que l’on observe actuellement ». Les premiers signes de cette anomalie de température ont été observés entre le 1er et le 7 juin 2026, comparés à la moyenne de 1991-2020 pour la même période.
L’évolution de ces températures est suivie grâce à des ballons-sondes et des satellites, comme les Sentinel-3, qui ment directement la température à la surface de l’eau. Des modèles informatiques aident également à prévoir les saisons à venir, le phénomène atteignant généralement son pic en fin d’année.
El Niño impacte-t-il directement la France ?
En France, il n’est pas attendu d’influence directe d’El Niño. Lorsqu’il est intense, ses impacts peuvent se propager au-delà des tropiques, mais, selon Météo-France, ces effets restent souvent moins significatifs que ceux liés au changement climatique. En d’autres termes, El Niño ne sera pas responsable de tous les événements météorologiques en France dans les mois à venir.
Cependant, un épisode intense d’El Niño pourrait indirectement accroître le risque d’événements météorologiques extrêmes sur la planète. À long terme, la situation a tendance à s’inverser pour laisser place à La Niña, chaque cycle ayant sa propre dynamique.
Source :
Numerama, ESA
