Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire : un repreneur en difficulté
Fonderie de Bretagne (FDB) va demander son placement en redressement judiciaire pour cessation de paiement, un an après sa reprise par Europlasma. Cette annonce a été faite vendredi par la CGT de l’entreprise, précisant que la demande sera formulée lors d’un comité économique et social extraordinaire prévu mardi.
L’État et les syndicats accusent Europlasma, qui fait face à de graves difficultés financières, de ne pas avoir respecté ses engagements d’investissement, notamment à la suite d’un incendie survenu en janvier dernier. En effet, la production sur le site de Caudan, dans le Morbihan, est à l’arrêt depuis cet incident.
Europlasma, qui a enregistré une perte nette de 35,6 millions d’euros en 2025, avait promis d’investir 15 millions d’euros sur trois ans pour diversifier la production, allant jusqu’à la fabrication d’obus de mortier. Cependant, ces promesses d’investissement se sont révélées largement inférieures à la réalité, selon Maël Le Goff, délégué syndical de la CGT de FDB.
Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a déclaré que les engagements financiers et industriels pris par Europlasma lors de la reprise n’ont pas été respectés. Il a également souligné que l’État et les collectivités avaient tenu leurs engagements en soutenant l’entreprise après l’incendie.
Au début de l’année, l’usine, héritière des Forges d’Hennebont et ancien prestataire de Renault, comptait environ 260 employés. À quelques jours du paiement des salaires, le ministre a insisté sur la nécessité pour les dirigeants et actionnaires d’Europlasma de rendre des comptes.
En outre, Europlasma a annoncé en avril qu’elle était en discussions pour la vente de ses activités liées à la défense, mais aucune avancée n’a été signalée depuis. D’autres filiales du groupe, telles que Satma Industries et FP Industries, rencontrent également des difficultés, la première ayant été placée en redressement judiciaire le 2 juin.
Source : BFM TV