Gabon : l’UPG dénonce les restrictions des libertés publiques qui menacent la démocratie
L’élection du Dr Marie Rose Itsana à la présidence de l’Union du peuple gabonais (UPG) marque un tournant significatif pour le parti, avec un accent mis sur la défense des libertés publiques. Dans une déclaration claire, Itsana s’est adressée aux autorités gabonaises, affirmant son engagement envers la paix civile et la stabilité, tout en rejetant l’idée que ces valeurs justifient un rétrécissement de l’espace démocratique.
« Une démocratie véritable ne se me pas à la qualité des applaudissements qu’elle reçoit, mais à sa capacité à entendre les voix critiques », a-t-elle déclaré. Elle a exprimé son indignation face à la tendance croissante à assimiler la critique de l’action publique à une hostilité envers l’État, soulignant que de nombreux acteurs politiques et membres de la société civile vivent sous la menace de pressions et d’intimidations.
Itsana a insisté sur le fait qu’« une nation ne peut se renforcer en faisant taire les consciences », et a rappelé que le véritable pouvoir d’un État réside dans sa capacité à accepter le débat contradictoire. Elle a également averti que son parti restera vigilant face aux menaces qui pèsent sur les libertés garanties par la Constitution.
« Nous n’accepterons jamais que la prison devienne l’horizon de la parole libre, ni que la peur remplace le débat démocratique », a-t-elle ajouté, soulignant l’importance d’une démocratie solide fondée sur la confrontation pacifique des idées.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où les libertés publiques au Gabon sont souvent remises en question, et où le climat politique appelle à une vigilance accrue pour préserver les droits fondamentaux des citoyens.
Source : Camille Boussoughou
