Pourquoi les sources de pollution à Ho Chi Minh Ville pourraient avoir été mal interprétées pendant des années
Ho Chi Minh Ville, la plus grande ville du Vietnam, fait face à des niveaux de pollution atmosphérique alarmants. Une étude récente met en lumière que la combustion de biomasse, y compris le bois, le charbon et les résidus agricoles, représente une source majeure de PM2.5, une matière particulaire fine qui dégrade la qualité de l’air et pose des risques pour la santé humaine.
Les émissions de PM2.5 sont souvent suivies à travers les niveaux de lévoglucosan, un composé chimique formé lors de la combustion de la cellulose présente dans les plantes. Cette pollution provient principalement de l’utilisation de combustibles résidentiels, de la cuisine et des brûlages à ciel ouvert. Les niveaux de lévoglucosan sont donc un indicateur crucial pour évaluer l’impact de la combustion de biomasse sur la qualité de l’air.
Le Vietnam, comme d’autres pays en développement, a longtemps concentré ses efforts de contrôle de la pollution sur les sources industrielles et de transport. Cependant, des études récentes suggèrent que la combustion de biomasse pourrait être sous-estimée dans les bilans de pollution, nécessitant une réévaluation des politiques environnementales.
Selon une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air est responsable de millions de décès prématurés chaque année à travers le monde, soulignant l’urgence d’une action concertée pour améliorer la qualité de l’air à Ho Chi Minh Ville et ailleurs.
Cette prise de conscience pourrait entraîner des changements significatifs dans les stratégies de gestion de la qualité de l’air, mettant davantage l’accent sur la réduction des émissions issues de la combustion de biomasse.
Source : Organisation mondiale de la santé (OMS).
