DPI-A : Le test controversé évoqué par Marine Tondelier
Marine Tondelier, dirigeante écologiste, a récemment révélé avoir eu recours à un diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A) lors d’un podcast consacré à l’infertilité et à la procréation médicalement assistée. Ce test, bien qu’illégal en France, est pratiqué dans d’autres pays, notamment en Belgique.
Dans cet épisode, Tondelier a partagé son expérience, expliquant qu’elle avait choisi de se rendre en Belgique pour effectuer ce test, coûtant environ 10 000 euros. Elle a précisé qu’en France, le DPI-A est interdit, bien qu’il soit autorisé dans d’autres pays. Ce diagnostic permet d’évaluer la viabilité des embryons avant leur transfert, en identifiant les anomalies chromosomiques, qui sont responsables de près de la moitié des arrêts spontanés de grossesse précoces, selon l’Erege, un dispositif public de réflexion sur les sujets bioéthiques.
Actuellement, le diagnostic préimplantatoire en France est réservé aux couples présentant un risque élevé de transmission de maladies génétiques graves, comme la mucoviscidose ou la drépanocytose. La législation française encadre strictement cet examen, qui doit être réalisé dans des centres spécialisés et approuvé par des médecins.
Les opposants à une éventuelle généralisation du DPI-A soulignent des préoccupations éthiques, évoquant des risques d’eugénisme et la possibilité d’une sélection des embryons. Dans d’autres pays, comme le Royaume-Uni ou le Canada, des réglementations strictes encadrent cette pratique, visant uniquement à garantir la viabilité des embryons.
Le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) doit rendre un avis prochainement sur le sujet, dans le cadre des États généraux de la bioéthique, ce qui pourrait ouvrir la voie à un débat politique sur une révision de la loi bioéthique en France.
Source : HuffPost