La fin de l’accord Agoa avec les États-Unis “file la frousse” au continent africain

La fin de l’accord Agoa avec les États-Unis inquiète le continent africain

L’African Growth and Opportunity Act (Agoa), instauré en 2000, a été un pilier des relations commerciales entre l’Afrique et les États-Unis pendant vingt-cinq ans. Le 30 septembre, cet accord, qui exemptait de droits de douane 1 800 produits exportés depuis 32 pays africains vers les États-Unis, a expiré sans renouvellement par le Congrès américain.

La Maison-Blanche a évoqué la possibilité d’un prolongement temporaire de l’accord, mais en attendant, le journal économique ghanéen Business and Financial Times souligne que cette situation crée une forte inquiétude sur le continent, affirmant que « la fin de l’Agoa file la frousse ».

Le Lesotho en première ligne

L’accès en franchise de droits, accordé par l’Agoa, a été crucial pour le développement de secteurs comme l’industrie du vêtement au Lesotho, le premier exportateur africain de vêtements vers les États-Unis, favorisant des marques telles que Levi’s et Wrangler.

Depuis le 7 août, l’Agoa a montré des signes de faiblesse avec l’imposition par la Maison-Blanche de tarifs douaniers « réciproques », allant de 10 % à 30 % sur les importations africaines.

Avec l’expiration de l’accord, les pays concernés doivent désormais faire face à des défis considérables pour maintenir leurs exportations vers le marché américain.

Source : Business and Financial Times, Financial Times

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